Selon des informations de sources concordantes, les préparatifs pour une intervention en Libye des forces tchadiennes et nigériennes assistées par la force française dans le sahel, seraient pratiquement achevés. La sortie du Président du Niger, Mamadou Issoufou, sur les ondes de RFI serait l'indication pour le début des opérations dans le sud libyen.
Il faut rappeler que le ministre français de la défense avait séjourné le 31 décembre dernier à Amdjarass, village natal du président tchadien. Il a réitérer la nécessité d'intervenir en Libye à sa sortie de cette audience avant d'inspecter les positions avancées des troupes françaises à Madama dans le Nord nigérien.
Selon le président nigérien « une issue politique n'est pas possible sans intervention internationale en Libye parce que je ne vois pas comment les milices terroristes, qui sont armées, vont créer les conditions de la réconciliation entre Libyens, je ne vois pas comment elles peuvent créer les conditions d'organisation d'élections libres et transparentes en Libye. Nous, nous considérons qu'une intervention internationale est indispensable comme préalable à la réconciliation de tous les Libyens, y compris les kadhafistes. Pour une fois, il faut qu'on nous écoute, pour une fois il faut qu'on nous entende. Quand il y a eu l'intervention en Libye, personne ne nous as consultés, mais c'est nous qui payons les frais de la situation aujourd'hui. Tout le monde aujourd'hui doit nous entendre et ce qu'il faut retenir c'est que tous nos pays ne sont que des objectifs intermédiaires pour ces terroristes. L'objectif final c'est l'Occident, donc l'ennemi principal de ces terroristes c'est l'Occident, nous, nous sommes des adversaires secondaires »
Il faut rappeler que le Niger avait livré le fils Kadhafi, Saadi, à ce même gouvernement libyen et ceci malgré les protestations des organisations des droits de l'Homme. Il est détenu à Tripoli deuis le 6 mars 2014.
Si pour le président tchadien, lors du forum de Dakar, l'intervention est nécessaire, les positions ont changé depuis sa visite officielle en Algérie. Ainsi, jusqu'à preuve du contraire, le Tchad soutien une solution politique. Pour certaines sources, le président tchadien peut changer à tout moment et, pour cela il suffit qu'il y ait une indication claire et péremptoire.
La Libye est en proie à une guerre tribale depuis «l'assassinat» (selon le président tchadien) de Kadhafi. Dans le sud libyen, les tribus Kadhafi, Ould Sulaiman, Toubou, touareg et zawiya se font la guerre. Certaines sources avancent que le président tchadien aurait aidé tout le monde et indistinctement. Si la configuration ethnique et tribale du conflit a commencé au sud, dans l'Est l'antagonisme prend de plus en plus une connotation religieuse.

Ahmat Youssouf

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