Chassé comme un malpropre par Idriss Deby, le voilà, Emmanuel Nadingar, Manu pour les intimes, est de retour. Qu'est ce que Manu le technicien supérieur (il aurait un BTS) peut faire là où Docteur Beyom a lamentablement échoué ou été empêché de réussir? La collaboration avec Deby tourne toujours au désastre voire à l'humiliation. Quelle mission pour Nadingar?
Si on a fait appel au fils de Jacques Nadingar, ce n'est pas par pur hasard. Idriss Deby est habitué à utiliser les cadres tchadiens, du moins ceux qui courbent l'échine devant lui, et de les monter les uns contre les autres et les jeter une fois la mission finie. Rappelez vous, qui avait remplacé Nadingar à la primature? C'est Dadnadji. A la veille de son départ, Deby lâcha ses bouffons sur Manu, le traitant d'incompétent voire incapable. Et Dadnadji sera remercié plus tard de la manière la plus affligeante.
Si Deby nomme Nadingar aujourd'hui c'est pour contrecarrer les effets de la démission de Dadnadji du Mps. Il faut le souligner quoi qu'on puisse dire, le départ de Dadnadji du Mps n'a pas de précédent. Cela a sérieusement ébranlé le président tchadien. Alors qu'elle meilleure rétorsion que de rappeler Nadingar ? C'est aussi cela l'état d'esprit qui gouverne ce pays.

Le pays est en ébullition

Croyant que la lutte contre le terrorisme lui rapporterait non seulement des prébendes mais aussi clouerait les becs aux manifestations et aspirations à l'alternance politique, Idriss Deby, dans son éternelle fuite en avant essaie de gagner du temps par tous les moyens. Les tchadiens, dans leur ensemble, n'accepteront jamais un autre mandat de Deby. Les signes avant-coureurs de cet état d'esprit est la manifestation spontanée de Doba. La peur a changé de camp. Tout le monde se prépare, patiemment, au jour J. Et ce jour là, LIBERTE, nous chérissons ton nom.
Le désaveu du Dr Beyom par le Mps aussi il faut le mettre au crédit de ce processus de libération. Il faut souligner que les démissions des cadres Mps ce dernier temps sont à une fréquence exponentielle. Tout le monde, sentant la fin proche, quitte le navire laissant Deby et ses inconditionnels à la dérive.

Les Tchadiens prennent conscience de la réalité du danger qui les guette et se concertent pour lancer les bases d'une vraie démocratie pluraliste après Idriss Deby. La liberté ; la justice, l'alternance politique, bref la démocratie auxquelles aspirent les occidentaux, nous aussi en voulons n'en déplaisent à ceux qui pensent que le Peuple Tchadien doit être éternellement dans un état d'asservissement.

 

Depuis Shawire Rassak, Ahmat Youssouf pour la Gazette

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