L'état de santé du président tchadien, Idriss Deby, provoque ces derniers jours dans la capitale tchadienne, une guerre de positionnement au sein du clan au pouvoir. Du fils naturel à la 1ère dame en passant, bien sur, par les cousins sur place ou exilés, tout le monde se bouscule pour perpétrer un «debysme» sans Deby.

Mahamat KakaMahamat KakaMahamat Kaka, Arès, le bambin général

C'est le chef de guerres de la famille actuellement. Malgré son jeune âge, il arbore ostensiblement les grades de général de l'armée tchadienne. Une armée, rappelons-le, selon les dires de certains, est en forme d'une pyramide inversée : Il y a plus d'officiers que de soldats. Tel Arès, Kaka est détesté par le clan. On murmure qu'il est illégitime de remplacer son père. Se sentant menacer, Kaka a opéré un recrutement massif dans le clan de ses oncles maternels. Ce qui a poussé d'aucuns, membres de la famille, de crier au retour des anciens de la police politique. Fort de son expérience de Mali et du Nigeria, commandant de la garde prétorienne de son père, on doit compter avec Kaka, pour la succession de Deby. A-t-il des chances? Elles seront très minces. Il peut s'imposer par les armes comme son père, mais le paternel s'est imposé en 1990 et nous sommes en 2015.

Daoussa Deby, Charon

Très connu pour son avarice et ses tendances à accumuler les richesses, tel Charon qui, dans la mythologie, transportait au delà du Styx et dedaoussa debydaoussa deby l'Achéron les ombres des morts, dans une barque étroite, chétive et de couleur funèbre. Il était non seulement vieux, mais avare ; il ne prenait dans sa barque que les ombres de ceux qui avaient reçu la sépulture, et qui lui payaient leur passage. La somme exigée ne pouvait être au-dessous d'une obole ni au-dessus de trois ; aussi avait-on soin de mettre dans la bouche du mort l'argent nécessaire pour payer le passage.
Se sentant à bout de souffle, Deby fait entrer son grand frère au gouvernement à ses cotés pour pallier à ses absences de mémoire et autres pépins. Il a un avantage certains, ses oncles maternelles sont Kobé, sur qui il aurait pu compter mais le récent ralliement de Kobé à Kebzabo le met en difficulté. Aucune chance, sauf si Kaka le soutient.

hinda deby itnohinda deby itnoHinda Deby ou Morphée

Selon certains dires, elle aurait fait tomber plus d'un membre du clan dans ses bras avant de finir dans ceux d'Idriss Deby. Manœuvrière et calculatrice, Hinda tisse ses relations dans la société civile, et surtout, dans la zone méridionale. Elle aurait, selon certains dires, assaini le plais rose et aurait interdit certaines fréquentations à son mari pendant un moment, avant que les courtisans n'ont le dessus. Elle est détesté par les enfants Deby qui l'accusent d'être à l'origine de la mort de Brahim Idriss Deby. Même si elle y pense, c'est un gros outsider pour lequel nous ne parions pas un kopeck.

Les frères bannis

Ce sont ceux qui, à un moment où leur parent fut foudroyé, ont pensé qu'ils pouvaient, légitimement, présenter une alternative. S'ensuivait une guerre interne qui finit par être remporté par Deby et les comploteurs furent bannis du cercle. Ils sont à l'affût et croient toujours présenter une alternative voire un recours incontournable. L'opinion nationale et internationale ne suivra pas. Alors c'est difficile d'adhérer à cette hypothèse.

Et si on respectait la Constitution

Même si Jacques Kabadi traine derrière lui des casseroles, la seule hypothèse qui peut faire l'unanimité, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, est de voir le président de l'Assemblée assurer la vacance jusqu'à la tenue des élections libres et transparentes avec biométrie intégrale (avec kit). C'est l'hypothèse la plus plausible.

Depuis Shawire, Ahmat Youssouf, pour la Gazette

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