C'est avec la plus grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès de notre ancien camarade de lutte le Général de brigade Sidi Arabi. A la famille éplorée du défunt, nous lui présentons nos sincères condoléances et demandons au Tout Puissant de l’accueillir dans son royaume. Le Tchad perd en lui un digne fils et ses compagnons d’armes un fidèle serviteur.

Qui est Sidi Arabi?

Le jeune homme qui s’engage dès les années 80 au sein du Conseil Démocratique Révolutionnaire (CDR), est de la trempe de ces révolutionnaires, rares de nos jours, qui ne s’abaissent pas pour composer avec l’absurde. Honnête et droit, Sidi fut son premier feu d’armes avec le CDR pendant la guerre de N’djamena (connue par la guerre de 9 mois). En 1982, après la débâcle du GUNT, Sidi se trouva en Libye et a participé à toutes les guerres de la décennie 80. Lorsque les choses ont commencé à se dégrader entre Acheikh Ibn Oumar et Rakhis Mannany, Sidi n’a pas hésité de rester à coté du premier allant jusqu’à emprisonner le second. Fidèle et loyal, Sidi resta en Libye malgré l’échec du GUNT et rentra à N’djamena après l’avènement du MPS. Il fut proche de Abbas Koty qu’il a côtoyé en Libye et n’hésita pas à le suivre lorsque celui-ci s’est brouillé avec Deby (tout le monde se rappelle de l’affirmation sur RFI de Koty sur la nature de ce qui l’opposait à Deby : affaire de famille, disait-il). Après les affrontements de Massakory, Sidi repart en Libye. A l’automne 1999, il rejoint Youssouf Togoimi dans le Tibesti. Et la aussi, Sidi était de toutes les campagnes. De Yiboubou à Bardai, en passant par Guizzanti, Wour, et Aozou, ses camarades saluaient sa patience et sa clairvoyance.

En 2004 lorsque des éléments du fameux Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat se rendirent à un rendez-vous avec les éléments du régime pour acheter des armes (avec la rançon des 105 otages allemands, autrichiens et suisses), Sidi était parmi ceux qui demandaient à ce que, malgré leurs forfaitures, ils soient présentés à un justice. Honnête et droit, Sidi n’a ménagé aucun effort, lorsqu’il fut nommé commandant de la garde nomade, à la place de l’oncle national Mahamat Saleh Brahim, donner à la majorité des soldats leurs droits. Tous s’en souviennent.

Trompé et delaissé par une première dame opportuniste et sans vergogne, Sidi se consuma à petit feu avant qu'une crise cardiaque ne lui fut fatale.

Une pensée à son petit frère qui était présent pendant ses longues absences et ses 5 enfants.

Depuis Chawire Rassak, Almatar Walrabéh

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