L'équipe tchadienne Elect Sport qui participait à la coupe de la Confédération Africaine du Football, a été battue sévèrement par l'équipe libyenne, Al-Ittihad de Tripoli.
A l'image du football tchadien en général et la politique en matière du sport du régime tchadien en particulier, la défaite d'Elect était prévisible, même si personne n'attendait une telle débâcle. Si la 1ère partie était équilibrée avec réduction du score par Elect après deux but d'Al-Ittihad, pendant la seconde partie les poulains de Toukam julien ont surtout laissé jouer les libyens. Deux buts en deux minutes sur coup de pieds arrêtés, les joueurs d'Elect étaient totalement déboussolés à l'image du gardien qui n'arrive même pas à placer son mur. 6 à 1, le match retour sera une simple formalité pour l'équipe libyenne car il faut un miracle pour gagner avec une différence d'au moins cinq buts.

Faut-il faire participer les équipes tchadiennes aux tournois continentaux ?

La seul équipe qui émerge parmi la dizaine de clubs que compte la ville de N'djaména est Foula Edifice qui, même si elle n'a jamais remporté un tournois, elle arrive à limiter les dégâts dans les défaites. La défaite de Renaissance à 13 buts face à une équipe du Gabon, ou encore celle de Gazelle à 7 buts face au Zamalek d'Egypte. A voir les résultats de nos clubs, on dirait qu'ils ont comme devise « l'essentiel est de participer ». La Fédération qui est l'ombre d'elle-même, non seulement qu'elle est incapable d'œuvrer pour le développement du foot tchadien mais, pire, installe le doute dans les esprits même quand les Sao gagnent (accrochage entre la direction et certains joueurs sur les facteurs qui ont contribué à la victoire de la coupe CEMAC).
Le sport tchadien est malade. Malgré la victoire des Sao au tournoi de la CEMAC, le niveau du foot tchadien, techniquement et surtout la déficience en termes de qualités individuelles des joueurs, sont aussi pénalisants que le déficit en matière d'équipements et autres infrastructures sportives.
Un seul stade qui a une capacité d'accueil de près de 30 milles spectateurs, trois autres dignes des tournois scolaires pour ne pas dire des quartiers (voir les images ci-dessous), un centre de formation à Farcha en friche, bref, la renaissance du sport tchadienne n'est pas pour demain.
Au Tchad, tous les secteurs vitaux sont abandonnés. L'éducation, la santé et le sport sont négligés au profit de l'armée qui engloutit la quasi-totalité du budget de l'Etat. Cette armée a une mission unique : protéger le pouvoir d'Idriss Deby.

Depuis la loge des joueurs, Ahmat Youssouf

 

Les quatre stade de N'djamena

1) Stade de Moursal, sur l'avenue Goukouni Ouaddei

2) Stade de Diguel, à deux pas du plais du 15

3) Stade Idriss Ouya

4) Stade de Farcha Milézie

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